La part d’utilisateurs de la LRAR versus la Lettre recommandée Electronique (LRE) semble rester à date majoritaire.
La lettre recommandée est perçue par beaucoup comme une garantie absolue de délais et de valeur juridique, alors qu’en réalité son rôle est plus nuancé. Elle prouve l’envoi et la réception, mais n’assure pas toujours le respect des délais légaux ou contractuels. De plus, cette preuve ne peut être utilisée que si la procédure de remise a été parfaitement respectée par le facteur. L’enjeu semble donc être de renforcer la transparence et la traçabilité numérique, afin de rassurer le consommateur (preuve incontestable) et réduire les coûts opérationnels (moins de litiges, moins de papier, plus d’efficacité).
Dès lors, il paraît important de clarifier davantage la portée juridique de ce produit en expliquant que la LRAR est un outil de preuve et que les délais légaux (exemples, réclamation, résiliation de bail, dénonciation de contrat) commencent à courir à partir de la réception par le destinataire, pas de l’envoi. Des fiches explicatives simples en bureau de poste et en ligne sont disponibles pour les clients de La Poste, mais semblent encore insuffisantes.
Par ailleurs, nombre de litiges générant des préjudices directs ou indirects conséquents pour le consommateur sont souvent dus au non-respect de la procédure de distribution, et les litiges souvent dus à l’absence de renvoi de l’accusé de réception. Il semble donc nécessaire qu’une sensibilisation renforcée des équipes soit faite sur la valeur juridique et les conséquences d’un manquement à cette procédure.
En ce sens, je me permets de recommander les points suivants :