J’observe une augmentation des saisines pour perte de « cartes à collectionner », principalement de cartes Pokémon. Leur valeur unitaire pouvant être très élevée, leurs envois s’accompagnent de la souscription d’une assurance ad valorem par l’expéditeur. Dans les faits, l’expéditeur n’est pas indemnisé, car ces « cartes à collectionner » font l’objet d’une restriction de prise en charge.
L’intérêt de définir ce qu’est un objet de collection repose sur le fait que les objets de collection sont exclus des objets pouvant être envoyés par Chronopost. Ce qui signifie que leur présence sur le réseau Chronopost est contraire à leurs Conditions générales de Vente (CGV). Tout problème survenant pendant leur livraison (perte, détérioration…) dispense Chronopost du versement d’une indemnité, même si une assurance ad valorem a été souscrite par l’expéditeur.
L’ensemble des textes actuels (l’article 98 A annexe III du Code général des Impôts, le bulletin officiel précité…) semblent ainsi ne plus qualifier systématiquement les « cartes à collectionner » comme des objets de collection. Les CGV de Chronopost semblent devoir évoluer, car ces litiges engagent des montants élevés et peuvent intervenir avant la gradation par une société « experte », chargée de définir leur véritable valeur. Ce qui rend la preuve de la valeur d’autant plus difficile à établir quand les cartes n’ont pas encore été gradées.
Je formule donc une recommandation à Chronopost pour proposer de minimiser les litiges en ce sens :